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Etudes récentes


Nous sommes très heureux de partager avec vous une récente étude mettant en avant l'importance de la voix maternelle pour le développement de l'enfant.
Cette étude a été réalisée et publiée par l’Université de Médecine de Stanford.
 
En effet, le Département de Psychiatrie et de Sciences du Comportement ainsi que le Département de Neurologie et de Sciences Neurologiques de l’Université de Stanford se sont associés pour publier l’étude suivante:
Les circuits neuronaux sous-jacent à la perception de la voix maternelle prédisent les capacités de communication sociale chez les enfants”. 
 
Résumé de l’étude :
La voix humaine est un signal social crucial, et les auditeurs sont extrêmement sensibles aux voix de leur environnement. L’une des voix les plus importantes dans la vie d’un enfant est la voix maternelle : les nourrissons discriminent la voix de leur mère depuis le premier jour de vie, et ce stimulus est associé avec le guidage émotionnel et le fonctionnement social durant le développement.
Très peu est connu concernant les circuits fonctionnels qui sont sélectivement impliqués chez les enfants par les voix biologiquement saillantes telles la voix maternelle ou si cette activité cérébrale est liée aux capacités de communication sociale chez les enfants.
Dans cette étude, les chercheurs ont utilisé un IRM fonctionnel pour mesurer l’activité cérébrale de 24 enfants sains lorsqu’ils entendent de brefs mots dépourvus de sens émis par leur mère biologique ainsi que par deux voix féminines de contrôle et a été exploré la relation entre l’activité neuronale du discours suscité et la fonction sociale.
En comparaison aux voix féminines de contrôle, la voix maternelle a suscité une plus grande activité non seulement dans les régions auditives primaires du cortex ; mais également dans les aires du cerveau responsables pour les émotions (l’amygdale), pour le processus de récompense (nucleus accumbens et cortex orbito-frontal), les fonctions sociales, ainsi que le temporal sulcus pour la sélectivité des voix (STS) ; et une sous-région associé à la perception des visages (fusiform gyrus). Cette étude démontre que la force des connections entre ces zones cérébrales peut prédire les capacités de communication sociale chez l’enfant.
Ces découvertes fournissent un nouveau modèle neurobiologique pour investiguer les développements sociaux typiques ainsi que les troubles cliniques, tels que l’autisme, dans lesquels la perception de voix biologiquement et socialement saillantes peuvent être altérées.



19/05/2016
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